L'alcoolisme.

 

 

L'alcoolodépendance, alcoolisme ou éthylisme est l'addiction à l'alcool éthylique (éthanol) contenu dans les boissons alcoolisées. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît l'alcoolisme comme une maladie et le définit comme des « troubles mentaux et troubles du comportement » liés à l'utilisation d'alcool.

Cette perte de contrôle s'accompagne généralement d'une dépendance physique caractérisée par un syndrome de sevrage à l'arrêt de la consommation (pharmacodépendance), une dépendance psychique, ainsi qu'une tolérance (nécessité d'augmenter les doses pour obtenir le même effet).

La progression dans le temps est l'une des caractéristiques majeures de cette addiction. L'usage sans dommage (appelé usage simple) précède l'usage à risque et l'usage nocif (sans dépendance), puis enfin la dépendance.
L'alcool est une substance psychoactive à l'origine de cette dépendance mais elle est également une substance toxique induisant des effets néfastes sur la santé. L'alcoolodépendance est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux.

 

  • La dépendance à l'alcool.

 

Dépendance physique :

L’alcool agit sur les membranes biologiques de manière non spécifique et réversible. Il provoque une fluidité des membranes, qui sont moins rigides le temps où l’alcool est présent dans l’organisme. Ce phénomène dépend de la dose d’alcool ingérée et est réversible. Cette perturbation membranaire peut expliquer partiellement les effets néfastes ressentis sur différents organes lors d’alcoolisations : système digestif, système nerveux, …

Au cours de l’alcoolisation chronique et répétée, l’organisme va s’adapter à cette perturbation membranaire et s’y opposer. Ainsi, pour « rigidifier » ses membranes, il va augmenter l’incorporation d’acides gras ou de cholestérol dans toutes les membranes biologiques. Acides gras comme cholestérol étant de grosses molécules rigides, leur présence s’oppose à l’action fluidifiante de l’éthanol.

Le fonctionnement membranaire devient sensiblement normal grâce à cette adaptation, il faut augmenter les doses d’alcool pour ressentir les mêmes effets. C’est le phénomène de tolérance nerveuse de l’alcool.

La dépendance physique s’exprime par le syndrome de sevrage lors de l’arrêt brutal et sans précautions de la consommation d’alcool. Il n’est pas juste question de volonté pour arrêter l’alcool, mais aussi bien de réadapter son organisme à l’absence de celui-ci. Une prise en charge au long cours est indispensable...

 

Dépendance psychologique :

L’alcool est consommé pour ses effets positifs dans un premier temps. Il sert d’échappatoire via l’euphorie, la désinhibition ou l’oubli des difficultés qu’il engendre.

Petit à petit, la consommation va augmenter, jusqu’à ce qu’elle soit indispensable à l’individu qui ne peut plus s’en passer. C’est le seuil de la dépendance psychologique.

Au fur et à mesure de la régularité et de l’augmentation de la consommation, les effets néfastes de l’alcool se feront de plus en plus sentir.

Il existe différents usages de l’alcool. Différents outils permettent de classer les alcoolisations. Leur but est d’apprécier le type d’alcoolisation d’un individu afin d’adapter le programme thérapeutique du sevrage en conséquence.


Alcoolisme primaire ou secondaire :

L’alcoolisme primaire est une conduite alcoolique de début précoce. Elle débute avant 20 ans, les antécédents génétiques et biologiques contribueraient largement à un tel type d’alcoolisme.
Certains facteurs psychopathologiques favorisent la survenue de cette dépendance. Il s’agit de l’impulsivité, des troubles du comportement ou de la tendance à rechercher des sensations fortes.
L’alcoolisme primaire apparaît chez des patients présentant déjà certains types de troubles, auxquels s’ajouteront les autres troubles psychiatriques dus à l’effet de l’alcool par la suite.

 

L’alcoolisme secondaire est très différent. Il s’agit généralement d’une conduite d’automédication par l’alcool censée réprimer un trouble de type anxiété ou schizophrénie. Le début est plus tardif et l’évolution vers les complications est plus lente.



22/11/2012
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